Dans l'Antiquité, le contreplacage était déjà employé par les artisans du bois.
La fabrication et le développement commercial du contreplaqué ne connurent vraiment leur essor que vers le milieu du XIXe siècle ; en 1884 un premier brevet est déposé à Londres pour la fabrication du contreplaqué.
Mais son véritable développement apparut avec la Seconde Guerre mondiale, surtout dans la construction aéronautique :
le légendaire Spitfire en fut la parfaite démonstration.
L'appellation "contreplaqué" recouvre en fait une large gamme de panneaux.
La norme française en usage, NF B 54-154, sert de référence aux fabricants ;
elle définie le type de collage des plis du contreplaqué :
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type 1 : panneaux pour l'intérieur uniquement (milieu sec) ;
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type 2 : collage résistant temporairement à l'humidité ;
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type 3 : collage résistant à l'eau mais pas à l'immersion prolongée ;
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type 4 : collage résistant à une humidité élevée et à l'immersion.
La norme française NF B 54-161 définit les panneaux de contreplaqué pour l'extérieur, appelé
le plus souvent dans le commerce CTB-X (l'appellation provenant sûrement de l'organisme rédacteur " Centre technique du bois pour panneau extérieurs").
L'appellation CTB-X doit vous garantir un collage de type 4.
Les essences les plus utilisées sont : l'okoumé, le sipo, les bois "acajou", l'iroko, le niangon,
le sapeli.
Les normes françaises vont disparaître au profit
des nouvelles normes européennes EN 636.
Les normes EN 636 se déclinent en trois classes :
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EN 636-1 : utilisation en intérieur en l'absence d'humidité :
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EN 636-2 : utilisation en intérieur en présence d'humidité ;
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EN 636-3 : utilisation en extérieur, résistance aux intempéries.
Ce qui différencie ces différentes classes est la qualité de leur collage.
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